Veuillez patientez...


DIVERS - Fan fiction

Le Temps

Poignards, arc, poison, sabre, dagues, pièges … Peut-importent les armes. Seul le temps compte.
Livre de Sedwin.


Silence. 
Le chuintement d'une lame.
Obscurité. 
L'éclat du métal.
Mort.
Une vie qui s'éteint. 
Sang.
Un ruisseau qui coule.


L'homme était devant moi. Je ne voyais pas son visage, mais je savais qu'il souriait. Qu'il se croyait invisible. Son armure lui couvrait la nuque, son magnum pendait à sa ceinture tandis que son fusil d'assaut était posé sur son épaule. Il savait que l'armée était à sa recherche, mais il ne s'inquiètait pas. Il croyait qu'ils ne pouvaient rien contre lui en pleine ville. Parce qu'il était un spartan. Un rebelle. Mais un spartan. Et qu'un spartan ne meurt jamais, du moins, pas devant le peuple, parce qu'il représente la sécurité de notre planète. Ridicule. Cet homme arrogant. Il allait mourir d'ici quelque secondes, et je n'aurai même pas à avoir peur. Je m'avançais. Mes pas de ne faisaient aucun bruit sur le pavé mouillé. Il n'aurait aucune chance. J'étais à quelques centimètres de lui. Mes doigts étaient posés sur son armure, et il ne réagissait pas. Tout alla très vite. Je fis glissé ma lame sous le casque. L'homme n'eut pas le temps de crier.
Je dépassai le cadavre. Je senti les pièces cliqueter à ma taille. Peut-être cet homme avait-il eut raison de déserter. Mais l'argent passait avant la raison.

J'aimais la brume. Pour sa douceur, pour son apparence. Pour ses légendes. Et pour la couverture qu'elle m'offrait. Devant moi se tenait une dizaine d'élites. Même pour moi, c'était trop. Mais je n'étais pas seul. Avec la brume, tout devenait possible. J'étais dans le dos du premier monstre. Il avait bien une tête que moi. Mais cela ne changea rien. Il s'effondra et son corps se perdit dans les eux troubles du marais. Un second ne tarda pas à le rejoindre. Suivit de trois autres. Ils n'étaient plus que cinq. J'avais envie de m'amuser. Je sorti une sarbacane. Une fléchette vint se planter dans le coup d'un élite. Les quatre restant se retournèrent, alarmés par le bruit. J'entendis leur cri gutturaux. Désormais, à quatre, dans la brume, ils étaient condamnés. Je me dressais et dégainai deux poignards. La lumière qui filtrait à travers le coton du brouillard vint s'y refléter, et je fus repérer. Immédiatement, les quatre covenants se jetèrent sur moi. Ils étaient désarmés, et pensaient me vaincre sans problèmes. Ils pensaient être 10. Ils avaient tout faux. Le premier me chargea. Il lança son poing massif en direction de mon estomac. Le temps. L'alien se retrouva la tête dans l'eau, son sang s'écoulant dans le marais. Le second, méfiant, recula, il chercha ses camarades, ils n'en compta que deux. Il prit peur, hésita, ce fut la seconde de trop. Ma lame s'enfonça dans sa gorge. Une épée à énergie qu'un élite avait sorti siffla. Le temps. L'arme passa à moins d'un centimètre de son visage. Et son propriétaire fixa le trou béant de sa poitrine. Le dernier tenta de s'enfuir en courant. Le tournant le dos. Il s'effondra. Un couteau entre les omoplates.

La dernière danse. L'âge m'avait affaibli, même si mes geste était toujours aussi souple. Même si mes pas étaient toujours aussi silencieux. En face de moi se tenait l'effronté qui avait voulu me détrôner, me voler ma place de maître des assassins de l'UNSC. Ma dernière danse, une fois le jeune assassin mort, mes poignards ne siffleraient plus. Le gamin se jeta sur moi. Pitoyable. Ses coups hésitant sifflèrent à mes oreilles ; Je bougeai juste assez pour qu'il croit avoir une chance de me toucher. Juste assez pour être en sécurité totale. Essoufflé, il recula et tenta un coup de taille. Le temps. Je me glissai le long de son bras. Le temps. Ma lame s'enfonça dans son flan. Il était blessé. S'il abandonnait, son nom serait souillé. S'il continuait, je le tuais. Il posa la main sur sa blessures. Elle se recouvrit immédiatement de sang. Il esquissa un faible sourire, avant de se mettre en garde. Je souris à mon tour. Il ne connaissait rien à l'art de tuer. Rien au temps. Je me jetai sur lui. La dernière image de sa vie, serait un assassin en action. Le meilleur. Il tenta de m’empaler. Le temps. Sa lame tomba au sol. Il hurla. Le poignet brisé. Je passai au-dessus de son épaule, y plantai un poignard, que je rattrapai et tirai. Il hurla de nouveaux.. Toujours dans le même mouvement, je le balayai d'un coup de pieds, il tomba et je lui suivait dans sa chute. Ma lame s'enfonça dans sa gorge, étouffant un ultime hurlement. Le temps. 

Le temps de l'assassin. Ce moment subtile, où plus rien n'existe, autre que l'assassin et son arme. Cette chose infime qui balaye tout, la force, la vitesse, l'agilité. A côté de quelqu'un maîtrisant le temps, un spartan n'est rien. Un assassin se glissant dans le temps n'est plus qu'un mouvement, mouvement qui ne s'achève qu'une fois l'adversaire mort. Le temps est inexplicable, parce qu'il n'existe pas vraiment. Le temps, c'est un homme qui a su atteindre la perfection, c'est un assassin. Mais c'est surtout un homme prêt à mourir. 

Ma vie est ombre, mes mots sont silence. Le sang est mon ami, comme les lames qui ne me quitte jamais. Le vent souffle mon nom, et seule la brume se souvient de moi. Mon nom est inscrit dans l'histoire, mais personne ne le lira. Je suis Sedwin. Je suis le seul maître assassin de l'histoire, et je suis prêt à mourir. Car j'ai le temps.
Dernière plage du livre de Sedwin.

Posté le : 01/03/2012


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